POEMES
SEUL
Octobre 2005
Parfois,
J’ai le sentiment que j’ai été seul ma vie entière,
Sans personne avec qui partager mes sentiments les plus profonds.
Un être solitaire,
A la recherche d’un véritable ami.
Un égal.
Un compagnon.
Une autre âme profonde dont les mots seraient un reflet de moi-même.
J’ai lu Nietzsche pour y trouver une compagnie.
En y songeant,
Il serait le seul à pouvoir me comprendre.
Pourtant il me traiterait probablement de misérable idiot
Ou
Peut-être mieux,
D’homme exceptionnel Parfois,
J’ai le sentiment que j’ai été seul ma vie entière,
Sans personne avec qui partager mes sentiments les plus profonds.
Un être solitaire,
A la recherche d’un véritable ami.
Un égal.
Un compagnon.
Une autre âme profonde dont les mots seraient un reflet de moi-même.
J’ai lu Nietzsche pour y trouver une compagnie.
En y songeant,
Il serait le seul à pouvoir me comprendre.
Pourtant il me traiterait probablement de misérable idiot
Ou
Peut-être mieux,
D’homme exceptionnel qui a manqué et détérioré son chemin.
Parfois,
Je tente de libérer ma souffrance à travers l’écriture et la poésie,
Bien que je ne sois pas un bon poète ni écrivain.
Je regarde ma cellule et je n’ai rien.
Pas de biens,
Pas de famille,
Pas de maison.
Mon monde est un désert de béton.
Je n’ai pas vu mon fils depuis quatre ans.
Je passais chaque jour avec lui avant que je sois enfermé.
Personne à qui parler,
Pas de chaleur,
Pas de soleil,
Aucun ami vers qui me tourner quand je suis triste.
Personne avec qui pleurer quand je suis seul.
Je me dis à moi-même que je ne fais pas partie du troupeau
Alors
Personne ne peut me comprendre.
Ou peut-être,
Personne ne veut simplement me comprendre.
Je pense à Dieu,
Alors, je pense à Dieu.
Et mon esprit dérive vers les dieux.
Je pense à la mort.
Si je suis exécuté, quelqu’un réclamera-t-il mon corps ?
Qui décidera si on laisse ou si on ôte mes lunettes ?
Je voudrais vivre jusqu’à 65 ans,
Ou peut-être 73.
Mon fils aurait alors 51 ans.
Nous pourrions rire les deux des vieux hommes que nous sommes devenus.
Je voudrais être enterré en Suisse,
Près de ma déesse suisse.
Peut-être
Incinéré.
Mes cendres jetées au vent…
La brise qui souffle a travers Sils Maria,
Ou Nietzsche a rencontré Zarathustra.
Je voudrais ensuite me porter à Montagnola,
Pour parler de la vie, de l’amour, de la liberté et de la mort.
Désespoir…
Je n’ai retiré aucun confort de la religion et des dogmes.
Demian et Siddhartha apportent juste une paix éphémère
à mon âme troublée et torturée.
Le sommeil est mon seul sanctuaire.
Dans le sommeil je m’élève a travers la nuit,
avec la liberté comme compagnon.
Tournoyant, tourbillonnant, embrassant les nuages.
Puis, je suis réveillé par la Bête.
Je me tiens au bord d’une falaise.
Regardant en bas,
dans ce gouffre froid et noir.
La Bête me fait signe, ‘Viens par la,
je suis ton seul ami.
Je suis ton maître, ton dieu.
Vénère-moi, donne-moi ton âme !’
Les roches s’effondrent,
le vent de la nuit souffle,
Je glisse…
Je tombe loin de l’abîme,
Loin de l’étreinte de la Bête.
Le seigneur des runes m’a sauvé.
Sa voix arrive avec le vent,
‘Connait la douleur et souffre comme j’ai souffert,
suspendu
sur ce grand monde de poussière.
Mais ne laisse pas la solitude causer ta disparition’.
J’écoute.
Tout est silencieux.
Plus de voix pour me soulager.
Plus de guide pour ma douleur.
Abandonné et désarmé.
Je ne sais pas quoi faire d’autre.
Je suis solitaire
et je me sens terriblement, horriblement et complètement
Seul. qui a manqué et détérioré son chemin.
Parfois,
Je tente de libérer ma souffrance à travers l’écriture et la poésie,
Bien que je ne sois pas un bon poète ni écrivain.
Je regarde ma cellule et je n’ai rien.
Pas de biens,
Pas de famille,
Pas de maison.
Mon monde est un désert de béton.
Je n’ai pas vu mon fils depuis quatre ans.
Je passais chaque jour avec lui avant que je sois enfermé.
Personne à qui parler,
Pas de chaleur,
Pas de soleil,
Aucun ami vers qui me tourner quand je suis triste.
Personne avec qui pleurer quand je suis seul.
Je me dis à moi-même que je ne fais pas partie du troupeau
Alors
Personne ne peut me comprendre.
Ou peut-être,
Personne ne veut simplement me comprendre.
Je pense à Dieu,
Alors, je pense à Dieu.
Et mon esprit dérive vers les dieux.
Je pense à la mort.
Si je suis exécuté, quelqu’un réclamera-t-il mon corps ?
Qui décidera si on laisse ou si on ôte mes lunettes ?
Je voudrais vivre jusqu’à 65 ans,
Ou peut-être 73.
Mon fils aurait alors 51 ans.
Nous pourrions rire les deux des vieux hommes que nous sommes devenus.
Je voudrais être enterré en Suisse,
Près de ma déesse suisse.
Peut-être
Incinéré.
Mes cendres jetées au vent…
La brise qui souffle a travers Sils Maria,
Ou Nietzsche a rencontré Zarathustra.
Je voudrais ensuite me porter à Montagnola,
Pour parler de la vie, de l’amour, de la liberté et de la mort.
Désespoir…
Je n’ai retiré aucun confort de la religion et des dogmes.
Demian et Siddhartha apportent juste une paix éphémère
à mon âme troublée et torturée.
Le sommeil est mon seul sanctuaire.
Dans le sommeil je m’élève a travers la nuit,
avec la liberté comme compagnon.
Tournoyant, tourbillonnant, embrassant les nuages.
Puis, je suis réveillé par la Bête.
Je me tiens au bord d’une falaise.
Regardant en bas,
dans ce gouffre froid et noir.
La Bête me fait signe, ‘Viens par la,
je suis ton seul ami.
Je suis ton maître, ton dieu.
Vénère-moi, donne-moi ton âme !’
Les roches s’effondrent,
le vent de la nuit souffle,
Je glisse…
Je tombe loin de l’abîme,
Loin de l’étreinte de la Bête.
Le seigneur des runes m’a sauvé.
Sa voix arrive avec le vent,
‘Connait la douleur et souffre comme j’ai souffert,
suspendu
sur ce grand monde de poussière.
Mais ne laisse pas la solitude causer ta disparition’.
J’écoute.
Tout est silencieux.
Plus de voix pour me soulager.
Plus de guide pour ma douleur.
Abandonné et désarmé.
Je ne sais pas quoi faire d’autre.
Je suis solitaire
et je me sens terriblement, horriblement et complètement
Seul. Insert body text here ...
Jeune liberte enchainee
Qu’est-ce qui te donne l’impression d’être libre? - Lily
Le prélude : Jeune liberté enchaînée
- Par Rob Will 5/2006-
Souvent la liberté porte un masque et sous ce masque se trouve le visage de la mort.
Nous reconnaissons son visage et pourtant nous embrassons ses lèvres.
Le goût est doux, si doux qu’il en est douloureux.
J'ai quitté la maison en pataugeant dans des flacons de médicaments
Et des générations de haine accumulée
En esquivant des griffes rouge corvette
Et des hurlements.
Toi petit bâtard bon à rien, tu n’es rien !
Tu n’es bon à rien ! Tu n’arriveras jamais à rien !
Tu es juste comme ton père ! Tu es juste comme ton putain de père !
Tu es un putain de bon à rien ! Tu es juste comme…juste, juste…
Juste comme…ton père.
Et le venin s’effaça
Pleurs violents remplacės
Par un gémissement d’enfant
Jouissance psychotrope.
J’aimerais juste que tu me parles.
C’est tout ce que je veux. Je t’aime maman. Je veux juste que tu me parles.
Sac à dos noir et gris rempli à bloc et gonflé d’ambition
Des cassettes boussillées de ‘Pac, des fringues et des sacs en plastique. Un kilo et demi d’herbe
Et un Beretta 92f triple canon que Billy M. m’a donné avant d’être tué.
De la chaleur sur ma taille et les lumières de la ville dans mes yeux.
Putain, ce n’est pas ma faute si ce petit vaurien m’a balancé
Et si ce salaud de flic d’école, qui se croit encore au Vietnam, a trouvé de l’herbe sur moi.
Je veux dire, merde, l’herbe devrait être légale et de toute façon c’est mon oncle qui me l’a donnée.
En plus, comment j’aurais pu me payer mon uniforme pour l’école ?
Une chambre d’hôtel orientée au nord
Du papier peint jauni par
Des années de fumée d’herbe, de crack et de cigarettes.
Le jaune pisseux et terne
Du sourire d’un camé.
Hé petit blanc ! Hé mec, laisse-moi te causer un instant.
Tu vois, regarde jeune joueur! Je suis pas comme ces putains de négros tarés.
Tu vois, un nègre comme moi ça réfléchit ! Je suis cool avec ces mecs blancs, mec.
Je kiffe les blancs, Led Zeppelin et Pink Floyd et les autres.
Putain, tous ces blancs sont cools ! Et là je te vois, un petit trafiquant, un joueur, toi avec ton argent. Allez, file à un pote dix dollars et deux ou trois de ces joints que tu vends ? Cool mec, j’ai pas de problème avec ces mecs blancs ! Ces petits crétins de nègres y connaissent rien ! Allez, file un truc à un pote, mec !
De la psychologie en pyrex
Totalement un jeu de bagnole de rue
Tu t’arraches de là en 60 secondes.
Putain mec, file-moi juste 50 dollars alors et un de ces joints que tu vends.
Ma mère est malade, mec ! Allez, mec, file un coup de main à un pote. Je galère, là.
Led Zeppelin et les autres, mec ! J’ai pas de problème avec ces blancs! Allez, me laisse pas tomber comme ça, mec ! Putain, va te faire foutre, alors ! J’ai jamais supporté ces putains de beaufs de toutes façons !
Tristes points blancs
Qui essaient de se libérer
De leur couche jaune
Des bouteilles vides d’un litre
Jonchent le sol
Petits rêves transparents
Devenus cauchemars
Qui attendent d’être oubliés
Vieil anglais
St. Ides
Mickies
(Parce que Everlast de ‘House of Pain’ boit des Mickies)
Tous les autres ont tourné de l’oeil
Jeunes corps sur des lits une place
D’autres par terre
Jeunes esprits mâles
Rêvant de
« Chatte, herbe et alcool »
« Argent, putains, et fringues »
Jeunes esprits femelles
Rêvant d’amour
Et de tolérance.
Mon beeper sonne
150-911
Tito veut 100g.
Je raccroche
Et sors
En passant devant le pakistanais qui fume à la chaîne à la réception
Suant perpétuellement dans sa chemise en polyester.
Mon ami, mon ami, oublie pas mon ami !
Demain samedi, payer encore une semaine, mon ami.
Peut-être la fille sexy pour moi une nuit ?
Hmm, mon ami ? Hmm ?
Toi pas payer pour deux semaines mon ami, si moi la fille sexy pour une nuit ?
C’est bon, c’est bon, mon ami ?
Deux Franklins au visage sale
Sur le comptoir
Polyester tendu
Sur le ventre trop nourri
Boutons appelant à l’aide
Poils noirs sur la poitrine
Soulignés de gris
Fins tentacules tendus
Vers le rêve américain.
Ok, ok, mon pote.
Peut-être une prochaine fois la fille sexy pour moi mon pote !
Ha, ha, ha, haaaaa!!…..
Je saute dans la Honda Accord
Allume un joint
Tournevis dans le contact
Je démarre la bagnole
Cassette dans le lecteur
‘Pac remixé et ralenti
Hurlant dans les haut-parleurs.
« De retour, de retour à l’école primaire, j’ai grandi dans le malheur,
Laissé tout seul, j’ai grandi dans une race mourante
Dans ma tête je ne trouvais nulle part où me reposer
Jusqu'à ce que je tatoue cette Vie de Racaille sur ma poitrine »
Chapeau noir
Incliné sur le côté
Chemise noire
9mm sur mes genoux
Sur des blue-jeans Dickies
Cent grammes sous le siège
Air Max sur la pédale
Sur l’autoroute
Le vent dans mon visage
Pas de flic d’école pour me harceler
Pas de professeur ni de prédicateur
Pas d’oncle ivre qui dit des conneries
Pas de condamnation ni de haine
La fumée de l’herbe dans mes poumons
Suicide du subconscient
Un baiser si doux
Qu’il en est douloureux
Jeune liberté, enchaînée.
« A quoi ça sert d’être né libre pour ne pas vivre libre ? »
H.D. Thoreau, La vie sans principe (1863)
